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Carte grise GPL / GNV : prix, exonérations et démarches 2026

Code énergie

GP / GN / G2

Exonération taxe régionale

Aucune

Malus CO2

Applicable (mais émissions réduites)

Malus au poids

Applicable

Vignette Crit'Air

Crit'Air 1

Prix moyen carte grise

Taxe régionale + 13,76 €

Un véhicule au GPL ou au gaz naturel paie en 2026 la taxe régionale au tarif plein : les réductions de moitié que certaines régions accordaient à ces carburants ont disparu. Il reste soumis au malus CO2 à partir de 108 g/km et au malus au poids à partir de 1 500 kg. Une citadine GPL de 5 CV émettant 114 g/km revient ainsi à 503,76 € dans une région à 60 € le cheval fiscal.

Introduction

Les véhicules au gaz de pétrole liquéfié (GPL) ou au gaz naturel (GNV) portent les codes énergie GP, GN ou G2 pour les bicarburations.

Pour la carte grise, ils paient en 2026 la taxe régionale au tarif plein et restent soumis aux deux malus. Leur intérêt se trouve dans la vignette Crit’Air 1 et le prix du carburant.

Avantages fiscaux pour la carte grise

En 2026, le GPL et le GNV ne bénéficient plus de réduction de taxe régionale. Ils sont soumis au malus CO2 dès 108 g/km et au malus au poids dès 1 500 kg, sans abattement. Leur principal avantage reste la vignette Crit’Air 1 et le prix du carburant.

Calcul du prix de la carte grise

Le prix additionne la taxe régionale (puissance fiscale × prix du cheval fiscal), le malus CO2 selon les émissions homologuées, le malus au poids le cas échéant et 13,76 € de frais fixes.

Exemple concret de calcul du prix

Prenons une Dacia Sandero ECO-G, 5 CV fiscaux, 114 g/km et 1 150 kg, immatriculée neuve en Bretagne.

  • Taxe régionale (Y.1) : 5 × 60 € = 300 €
  • Malus CO2 : 190 €
  • Malus au poids : 0 €
  • Frais fixes : 13,76 €

Total : 503,76 €.

ZFE et conditions de circulation

Les véhicules GPL et GNV sont classés Crit'Air 1 lorsqu'ils sont immatriculés après le 1er janvier 2011 (Crit'Air 2 entre 2006 et 2010). Ce classement leur permet de circuler dans toutes les ZFE actuelles sans restriction. Consultez notre guide complet ZFE et Crit'Air.

À Paris et dans les autres métropoles avec ZFE, les véhicules GPL/GNV Crit'Air 1 circulent librement. Les interdictions actuelles concernent les Crit'Air 3, 4, 5 et non classés. Les projections prévoient le maintien de l'accès des Crit'Air 1 au moins jusqu'en 2030.

Le GNV présente un avantage supplémentaire avec le bioGNV (biométhane), qui réduit l'empreinte carbone de 80% par rapport au diesel. Bien que cela ne change pas le classement Crit'Air, c'est un argument environnemental fort pour les professionnels et collectivités.

Il est important de noter que le classement Crit'Air dépend de la date de première immatriculation et non du carburant. Un véhicule GPL immatriculé entre 2006 et 2010 sera classé Crit'Air 2, tandis qu'un modèle immatriculé après 2011 obtiendra le Crit'Air 1. Pour les véhicules convertis au GPL après l'achat, c'est la date de première immatriculation d'origine qui détermine le classement. Vérifiez votre éligibilité sur notre simulateur de coût de carte grise.

Aides à l'achat et bonus écologique

Les véhicules GPL et GNV ne bénéficient pas du bonus écologique, celui-ci étant réservé aux véhicules 100% électriques. Cependant, la prime à la conversion peut s'appliquer sous conditions strictes lors de la mise au rebut d'un ancien véhicule, si le nouveau véhicule émet moins de 122 g/km de CO2.

L'avantage économique principal du GPL réside dans le prix du carburant à la pompe : environ 0,90-1,05 €/litre en 2026, soit 40 à 50% moins cher que l'essence. Sur un kilométrage annuel de 20 000 km, l'économie peut atteindre 1 000 à 1 500 € par an, malgré une surconsommation de 15-20% en volume.

Pour le GNV, certaines régions et métropoles proposent des aides spécifiques pour les professionnels (transporteurs, artisans) investissant dans des véhicules au gaz naturel. L'ADEME accompagne également les flottes de collectivités dans leur transition vers le bioGNV.

La conversion GPL d'un véhicule essence existant, d'un coût de 2 000 à 3 500 €, est rentabilisée en 1 à 2 ans pour un conducteur parcourant 15 000 km/an ou plus. Cette accessibilité financière est l'atout majeur du GPL par rapport aux autres énergies alternatives, qui nécessitent toutes un investissement initial bien plus conséquent (30 000 €+ pour un véhicule électrique, 70 000 €+ pour l'hydrogène).

Entretien et coûts d'usage

L'entretien d'un véhicule GPL est comparable à celui d'un véhicule essence, avec un surcoût modéré lié au système GPL. La révision du système gaz (détendeur, injecteurs GPL, filtre) s'ajoute aux révisions classiques, représentant environ 100-150 € supplémentaires par an. Le réservoir GPL doit être requalifié tous les 10 ans.

Le coût au kilomètre en GPL est très compétitif : malgré une surconsommation de 15-20% en volume par rapport à l'essence, le prix au litre 40-50% inférieur donne un coût de 5 à 7 €/100 km, contre 9-13 € pour l'essence en 2026. Sur la durée, les économies sont substantielles pour les gros rouleurs.

Pour le GNV, l'entretien est également proche d'un véhicule essence avec des intervalles de révision parfois plus courts. Le coût du GNV à la pompe (environ 1,5-2 €/kg équivalent à 1L d'essence) offre une économie de 20-30% par rapport à l'essence. Le réseau GNV est cependant plus limité (environ 350 stations) que le GPL (1 700+ stations).

Impact environnemental

Le GPL émet en moyenne 10 à 15% de CO2 en moins qu'un véhicule essence équivalent, ce qui en fait un carburant de transition intéressant. Sur un plan plus large, le GPL produit également moins de particules fines et d'oxydes d'azote (NOx) que l'essence et surtout que le diesel, contribuant à une meilleure qualité de l'air en milieu urbain.

Le GNV offre un bilan environnemental similaire en version gaz naturel fossile, avec une réduction de CO2 de 10 à 20% par rapport au diesel et une quasi-absence de particules fines. Mais c'est le bioGNV (biométhane issu de la méthanisation de déchets organiques) qui présente le meilleur bilan environnemental : réduction de 80 à 90% des émissions de gaz à effet de serre par rapport au diesel sur l'ensemble du cycle de vie, car le CO2 émis lors de la combustion est compensé par le CO2 capté lors de la croissance des matières organiques.

Comparé aux véhicules électriques et à hydrogène (0 émission locale), le GPL/GNV reste un carburant fossile avec des émissions au pot d'échappement. Cependant, dans une logique de transition progressive et accessible financièrement, le GPL représente un gain environnemental concret et immédiat, notamment pour les conducteurs qui ne peuvent pas accéder à un véhicule électrique pour des raisons budgétaires ou pratiques.

En France, la filière bioGNV se développe rapidement avec plus de 600 unités de méthanisation en fonctionnement. La loi relative à la transition énergétique encourage l'injection de biométhane dans le réseau de gaz, ce qui permettra à terme d'alimenter les véhicules GNV avec un carburant quasi neutre en carbone. Pour les flottes de bus et de bennes à ordures, le bioGNV est déjà une réalité opérationnelle dans de nombreuses agglomérations françaises.

Comparatif avec les autres énergies

Par rapport à l’électrique, le GPL paie la même taxe régionale mais reste exposé aux deux malus. Par rapport à l’hybride rechargeable, il n’a aucun abattement de masse. Par rapport à l’essence, la carte grise est identique : l’intérêt est à la pompe et dans la vignette Crit’Air 1.

Démarche carte grise : étapes

La demande se fait en ligne, auprès de l’ANTS ou d’un professionnel habilité, avec le certificat de conformité ou l’ancienne carte grise, le certificat de cession ou la facture, un justificatif de domicile, une pièce d’identité et l’attestation d’assurance. Le code énergie est repris du certificat de conformité : aucune démarche propre à la motorisation n’est nécessaire, et le montant affiché applique le tarif de votre région.

Avantages spécifiques pour la carte grise

  • Vignette Crit’Air 1, y compris pour un véhicule ancien converti.
  • Décote de 50 % de la taxe régionale après dix ans.
  • Émissions de CO2 légèrement inférieures à celles de l’essence, donc un malus un peu plus faible.

Perspectives et évolution du marché en France

Le marché du GPL en France est stable avec environ 200 000 véhicules en circulation en 2026. Dacia reste le principal constructeur proposant des modèles GPL neufs (Sandero, Jogger, Duster en version Eco-G), avec une gamme qui rencontre un succès commercial notable grâce à son excellent rapport qualité-prix. L'offre constructeur se réduit cependant chez les autres marques, la plupart ayant abandonné le GPL au profit de l'électrification.

Le GNV/bioGNV connaît un développement important dans le secteur professionnel (bus, camions, bennes à ordures). Le réseau de stations GNV croît régulièrement pour atteindre environ 350 stations en 2026. Le biométhane (bioGNV) produit localement à partir de déchets organiques est encouragé par les politiques publiques comme solution de décarbonation pour le transport lourd, avec un objectif de 10% de bioGNV dans la consommation de gaz en 2030.

À long terme, le GPL et le GNV resteront des solutions de transition. L'interdiction des véhicules thermiques neufs en 2035 concernera aussi les véhicules à gaz. Toutefois, le parc existant pourra continuer à rouler et les avantages économiques du GPL/GNV restent pertinents pour les prochaines années, notamment pour les gros rouleurs et les budgets serrés.

Le bioGNV constitue la perspective la plus prometteuse pour la filière gaz. Considéré comme un carburant renouvelable, il pourrait potentiellement bénéficier d'un traitement réglementaire favorable même après 2035, bien que rien ne soit encore décidé. Pour les collectivités investissant dans des flottes de bus et de bennes à ordures au bioGNV, cette technologie offre une solution de décarbonation opérationnelle et économiquement viable dès aujourd'hui.

FAQ, Carte grise GPL / GNV

Le GPL donne-t-il droit à une réduction sur la carte grise ?

Non. En 2026, aucune région métropolitaine n’accorde plus de réduction de taxe régionale au GPL ou au GNV.

Un véhicule GPL paie-t-il le malus CO2 ?

Oui, à partir de 108 g/km, comme un véhicule essence.

Faut-il modifier la carte grise après une conversion au GPL ?

Oui. L’installation d’un kit modifie le code énergie en case P.3 ; la nouvelle carte grise ne donne lieu qu’aux frais fixes.

Rédigé par Radif Partners

Éditeur de calculateurs et de guides pratiques · Passionné d'automobile et expert en démarches véhicules

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